Vénus

Qu'il est bon de glisser mes doigts sur ta peau. Tout doucement, pour ne pas te réveiller. Sachant pertinemment que ce geste te chatouille tant. J'ai ton doux rire qui vient me résonner dans les oreilles. Je te regarde dormir et je me dis que même si j'ai les yeux ouverts, c'est bel et bien moi qui est dans un rêve. Je ferme les yeux et même ainsi je ne pourrais pas imaginer de plus belles formes sur un corps si parfait. Je laisse glisser mes yeux de tes petits yeux noisettes à tes seins parfaits qui en rendraient plus d'un fou et d'une jalouse, à tes hanches voluptueuses qui brûlent les regards. Mon c½ur fait toujours le même bon lorsque je te vois ainsi dévoilé à mes côtés. J'ai toujours les mêmes frissons alors que je serre ton corps contre le miens. Je sais qu'ils seront éternels, je sais que j'éprouverai toujours autant d'amour pour toi.

Quelques fois j'aimerais que tu me le rappelles combien tu m'aimes. J'aimerais tant te l'entendre dire tous les jours... toutes les heures... toutes les minutes... toutes les secondes. Sans toi, je ne suis qu'une coquille vide, qu'un homme de fer sans c½ur, un lion sans courage et un épouvantail sans cerveau. J'aimerais simplement savoir si sans toi tout ce monde aurait été possible ou qu'une vague de déceptions illusoires. La vie sans toi est comme un monde sans fleur, vivant mais sans beauté. Encore une fois, je ferme les yeux et je tente d'absorber mon esprit de ton odeur, cette douce odeur de fraîcheur qui me glace la tête et qui m'enivre l'esprit. Même dans les pires conditions, mais dans le parfum le plus pur, je sais que jamais je ne retrouvai cette fragrance, la fragrance d'une déesse qui dort à côté de moi. Je fais parcourir mes lèvres sur ton corps doucement, espérant susciter chez toi une sensation tel que la mienne. Mais je me régale de toute ta saveur, de ta douceur, de ton goût de miel. Je te dépose un dernier baiser sur le front avant de te replacer tes longs cheveux de jais qui dans chacun inspire une beauté infinie. Je te dégage le visage avant de fixer sur toi mes yeux une dernière fois aujourd'hui. Je glisse sur toi la couverture en sachant que tu seras toujours là ce soir, ici, dans cette chambre froide. Je sais que tu attendras que mon amour revienne te réchauffer. Je le sais, c'est moi qui t'as tué.
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# Posté le mardi 24 mars 2009 22:47

23:01

Salut toi, sa faisait longtemps. J'suis content de savoir que t'es encore en vie parce que moi... Non inquiète toi pas. J'suis trop lâche pour faire ce que j'voudrais vraiment faire. Tsé.. c'est que j'ai l'impression que ma vie est déjà raté à 21 ans. J'ai l'impression que demain ne sera que la continuité d'aujourd'hui et que le lendemain ne sera que la suite de demain. Mais si on trace une ligne qui commence au début de ma vie. C'est une ligne unique dont le chemin ne semble pas croisé celle de personne. Plusieurs se rapprochent, mais jamais de superposition. Bin oui... arrête. Je le sais j'suis un bon gars et la bonne personne va arriver un jour... bla bla bla... Facile à dire quand t'es un moron 20 ans qui s'en criss de se lever un matin avec une grosse conne à côté sur le lendemain d'brosse... C'est l'fun quand ta valeur de la vie s'arrête à ta petite personne. Je sais... C'est dûr à prendre. C'est dûr de se dire que c'est peut-être pas le gars qui pense au suicide qui est malheureux dans sa vie. C'est dûr de croire que le gars qui pense au suicide se dit qu'il devrait crever tant qu'à essayer d'être heureux dans un monde qui ne veut pas de lui. Rien de mieux qu'une bonne pipe de la pute du coin après une 15aine de bière pour oublier tous les petits malheurs de la vie.

Ou quand les personnes qui me parlent de leurs criss de problèmes à marde dont j'me caliss. Pourquoi j'les écoute ? "Honnnnn... Y a pas un gars fin qui veut de moi, ils veulent juste fourrer." Bin pourquoi tu parles pas au gars qui est trop gêné pour dire le mot vagin devant une fille. Y est peut-être moins beau, y est peut-être plus gros, mais j'peux te jurer que s'te gars-là quand y va te serrer dans ses bras y va y avoir autre chose qu'un 6-pack d'abdos.

Tu penses que t'es mieux toi ? J'te connais l'big. Tu me lis en disant, ha pauvre lui. Quand tu le savais déjà très bien et que tout ce que tu vas faire c'est répondre à ce message. Peut-être que tu pourrais essayer de comprendre qu'à quelque part sa planète y a un p'tit gros qui pleure parce qu'il se fait écoeuré par un p'tit baveux dont ses parents sont séparés parce que son père est alcoolique. Ou qu'il y a une fille qui s'enfonce un doigt dans la gorge parce qu'elle se sent souillé après avoir mangé 3 branches de celeri parce qu'elle s'est fait rejeté par un gars alors qu'elle avait 13 ans.

Tu penses que t'es mieux toi ? Reste sur ton trône et laisse moi te dire que dans la quête du bonheur, y a beaucoup d'échec. And I've failed.
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# Posté le vendredi 20 mars 2009 23:13

25/11/2008

J'essaie ça. J'écris sans rien penser et on va voir ce que sa va donner à la fin. Aujourd'hui, j'me suis encore posé beaucoup de questions sur mon avenir en ayant toujours l'idée que j'pouvais pas juste rien faire. J'ai l'impression que j'peux changer l'Québec. J'ai l'impression que j'peux faire une différence. Mais en même temps, j'en suis une moi-même. J'ai râté ma vie personnelle, j'ai perdu tous les chums que j'avais et j'ai l'impression que ma vie interpersonnelle se résumera à la solitude. J'ai l'impression d'avoir tellement à donner mais pour rien. Je sais que j'vais faire quelque chose. J'pourrai pas rester assied toute ma vie à secouer la tête en regardant le train passer. J'vais sauter dessus et le dévier s'il le faut... j'me tirerai devant.

Également, depuis quelques temps j'ai toujours la même phrase qui me revient dans la tête : "On a toujours le choix, il faut simplement en accepter les conséquences." Je sais pas si c'est une phrase qui vient de moi ou qu'on m'a dite. J'crois que c'est l'histoire de ma vie. J'ai toujours été pleinement conscient de chaque choix que je faisais. Même quand j'croyais baissé la tête et prendre une chance je savais pertinemment où j'allais. J'suis incapable de faire les gestes dont je ne connais pas la réponse. Surtout celle qui implique d'autres personnes... J'accepte même les conséquences de la non-action.





L'homme était assied là devant la fenêtre. Il regardait la neige tombé à plein ciel. Il se demande s'il neige au paradis car il se sent si proche. Aujourd'hui, il a posé le geste qui a couronné sa vie. C'est comme si Dieu l'avait créer afin qu'il accomplisse ceci. Il l'avait fait et en était fier, certains le désaprouvaient sûrement... certaines personnes détestent même le parfum des roses ! Pour cet homme solitaire, la vie n'avait jamais eu aucun sens. Pas de femmes, pas d'enfants... Il ne se considérait pas comme une monstruosité, ni comme une beauté. Il était normal, il avait un bon train de vie, s'entraînait... Mais il a toujours aimé dire que c'était parce qu'il était intelligent qu'il était toujours seul. L'amour après tout... qu'est-ce que c'était sauf un grand geste d'égoïsme ! Séduire c'est forcer quelqu'un a t'aimé afin que tu te sentes mieux ! Et si l'autre personne serait mieux avec un autre ? Il avait toujours attendu que de l'autre personne vienne l'approcher mais il a attendu si longtemps qu'il ne faisait plus aucune différence entre un simple bonjour et une déclaration d'amour. Lorsque la cible est inateignable, pourquoi toujours se battre ? Il était si facile d'abandonner, de tout laisser tomber.

Il voit le tunnel de lumière devant lui. Ça y est, la fin est arrivé. Tout ça pour ça... c'est étrange d'y penser. Quand c'est terminé, que demain nous ne sommes plus de ce monde mais dans l'autre. Seul dans l'éternité, n'ayant qu'une pensée pour son chien et ses amours non-déclarés. Il revoyait sa vie défilé devant lui... Lorsqu'il avait compris qu'il avait le pouvoir de changer le monde, qu'il avait tenté et quand les gens se sont mis a lui lancé des pierres pour le faire. Ils ne seront jamais prêt à faire des sacrifices qui demandent... des sacrifices. Tout tout de suite. Pas question de donner 1000 $ par année alors que tu en fais 60 000. Pas question de donner 2 ou 3 heures de tes heures de télévision pour une oeuvre de bienfaisance. Pourquoi aider les autres quand on peut rester égoïste ? Il était si facile de s'aimer, de tout ignorer.

Ça défile rapidement devant lui, le tunnel semble de plus en plus gros et des voix se font entendre. Les anges venaient lui parler ? Dieu avait donc accepté son geste ? Il le savait. Il était un homme bien. Il avait déjà planifié ce qu'il avait fait et ne savait pas si Dieu allait l'accepté, maintenant qu'il le savait, il se sent encore mieux. Aujourd'hui il avait éradiqué le mal. Aujourd'hui, il avait renvoyé une dizaine d'âme en enfer. Trois prostitués, deux pimps, trois petits dealers de drogue et deux enfants qui étaient en train d'en battre un autre. Il avait dix balles dans son fusil et chacune on servit à l'oeuvre de Dieu. Il savait que la société allait vouloir l'envoyer en prison mais il était intelligent et l'avait compris. Il s'était donc ouvert les veines de haut en bas en sachant qu'il avait plus de chances d'en mourir que de se les trancher horizontalement. Dix âmes en enfer et une au paradis. Il avait donc finalement réussi à changer le monde et Dieu l'aimait... finalement quelqu'un qui l'aimait... finalement quelqu'un qui ne l'a pas laissé tomber.






Tiens... 20 minutes pour tout ça. Une autre journée qui s'achève... pouvez-vous dire que vous en avez profité ?

Ecaep.

Chuck
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# Posté le mardi 25 novembre 2008 21:51

Merci.

Je suis comme vous... Je pense comme vous du moins. La vie n'est pas juste avec tout le monde. Je vous regarde assied dans ma chaise et certains me dévisagent et d'autres m'ignorent. Pourquoi je n'ai donc pas droit à un sourire moi aussi ? Pourquoi me considérez-vous comme différent ? Chaque personne est différente ! Mais moi aussi j'ai un c½ur... des sentiments... je ne suis pas qu'un tas de molécules assemblés pêle-mêle dans un espace restreint, je suis un être humain. J'ai mal... j'ai mal à chaque fois que vous me prenez en pitié... chaque fois que vous me dites que ça va bien aller. Je ne suis pas stupide... je suis réaliste. La vie n'est pas juste avec tout le monde. Certains ont tout ce que je rêve mais se plaignent quand même. Ils en ont même plus mais ne sont toujours pas satisfait. Pourquoi vous n'en profitez pas... vous n'avez pas mal et on vous aime vous... moi on me prend en pitié... on croit que je ne suis qu'un phénomène de foire. Certains rient de moi... de mes gestes... je les apprécie eux car au moins ils sont honnêtes. Je sais qu'est-ce que je suis. Je sais aussi ce que je ne suis pas. Je n'aurai jamais de travail... je n'aurai jamais la santé. Je ne marcherai jamais. Mais pourtant... je suis comme vous. J'ai un c½ur qui bat... mais il n'aime simplement plus... Il ne bat plus pour personne... et ne le fera jamais pour personne. J'aurai tellement aimé seulement avoir quelqu'un à mes côtés qui m'aime... qui me le dise ou du moins qui me le fassent sentir. Je ne veux même pas baiser... je ne veux même pas la toucher... je ne veux que la sentir près de moi... elle qui pourrait réchauffer mon c½ur... mais il n'y en aura jamais...

Jamais... Ce mot résume ce que je pense de ma vie. Jamais je serai comme tout le monde... jamais je serai aussi heureux que tout le monde... On m'a déjà dit que les bonnes choses arrivaient aux bonnes personnes mais ceci est un mensonge. Je n'ai jamais fait de mal à personnes... peut-être que c'est uniquement parce que je n'ai jamais été assez proche de quelqu'un pour le faire mais je ne crois pas que je l'aurais fais. J'ai tant de rêves qui ne se réaliseront jamais. Tant d'espoirs vains... Pourquoi je continuerais à vivre ainsi ? Pourquoi espérer du changement si après tout ce temps tout à changer pour le pire ? Si la vie est une succession de cauchemar et que personne ne me pleurera... pourquoi ni mettrais-je pas un terme ? Vous qui croyez la vie si facile... vous qui aimez... vous qui vivez... Oubliez moi. Je suis une erreur. J'étais une erreur.

L'homme mit en marche son fauteuil roulant et se laissa ensuite choir dans la piscine. Il ne se débattit pas car pour une fois... il savait qu'il était au bon endroit. Que l'eau qui rentrait dans ces poumons était une bonne chose... la meilleure chose qui lui soit arriver. Merci mon Dieu.
# Posté le mardi 19 août 2008 21:41

Chenille papillonée

Chenille papillonée
Petite chenille si fragile,
Tu regardes les papillons voler
Et tu tentes de les imiter.
Mais toi tu te dois d'éviter tous les danger
Afin de pouvoir un jour peut-être profiter de cette liberté.
Tu dois tout sacrifier...

Petit cocon si renfermer,
Ta vie est maintenant centrer.
Alors que tout le monde enviait ta jeunesse
Et ton ancienne liberté,
Toi tu as décidé de changer.
De te protéger, de te renfermer.
Tu rêves d'un jour encore meilleur
Alors que tout était très bien au passé.
Pourquoi tu n'en as pas plus profité ?

Petit papillon si magnifique,
Tu as décidé de tout changer pour y arriver.
Et bien finalement les jours ont comptés.
Ta liberté t'es finalement gagnée
Et parmi tous les autres tu pourras t'illustrer.
Car tu as sacrifié ta vraie liberté
Afin de pouvoir faire comme tous les autres...
Aimer.
# Posté le jeudi 19 juin 2008 22:45